Club Titane, mon expérience

Par Brigitte Giguère

LES SAMEDIS MATINS SUR LE MONT-ROYAL D’UNE COUREUSE NEOPHYTE

J’ai été introduite au Club Titane par une amie qui venait de courir un 10km dans un temps record et qui vantait les conseils judicieux de son coach, qui lui avait permis de faire monter en flèche ses performances en course à pied. Moi qui fini mes courses de peine et de misère, (quelques 5 et un 10) il n’a suffit que de quelques heures pour que je devienne une Titanienne !
Dès les premiers contacts avec Alexandre (wow! J’avais maintenant un coach qui s’occupait de moi!), il me lança l’invitation pour courir en groupe sur le Mont-Royal le samedi matin. La crainte s’empara de moi : « Serai-je à la hauteur? » Je ne croyais pas l’être, mais je me suis dis que puisque c’était mon coach qui m’avait invité, j’avais surement ma place en quelque part.
Samedi matin arrive aussitôt et me voilà ; 8h du matin, sur les marches de la statue du Mont-Royal, en me disant… : j’peux pas croire que j’vais courir parmi ces malades qui choisissent de braver les côtes de la montagne en courant au lieu de rester sous les couvertures chaudes de leur lit douillet!
Accueil chaleureux, échanges intéressants … prêt pas prêt, on y va! Des les premières montées, je constate avec mon coach, que mon cardio est « à travailler » (j’ai toujours évité les côtes comme la peste!). Les samedis se succèdent, je travaille fort, c’est dur, je dois affronter mes démons (la p’tite voix qui me répète ; t’es pas assez bonne, tu réussiras jamais à être comme eux, etc…) mais le support moral de mes pairs et les encouragements rassurants d’Alexandre, me font continuer. Il me propose même de m’inscrire au 21 km à Ottawa. Quoi? Moi? 21? Incrédule, je m’dis que si lui pense que c’est possible, je veux bien le croire. J’ai plusieurs mois devant moi alors je décide à ce moment précis de relever ce défi.
La levée du corps des samedis subséquents devient quasi routine, cependant j’ai toujours ce sentiment, dès les vendredis soirs, qui m’envahit ; la peur de ne pas être capable de suivre le groupe (d’être à la queue, loin derrière) de déplaire aux autres coureurs avancés (qui reviennent sur leurs pas pour garder le peloton) et d’avoir besoin de pauses, de souffrir quoi! Il ne manque pas grand-chose pour que mes multiples excuses gagnent le débat intérieur (fait trop froid, je suis pas à la hauteur, je suis fatiguée, je ferai ma course plus tard, j’ai d’autres choses à faire, etc.) Je ne sais pas exactement comment, je passe par-dessus et j’y vais tout de même, samedi après samedi.
Ce matin, suite à une autre belle course terminée, on se tape dans la main, on se félicite et on se mets tous d’accord pour dire qu’on aime beaucoup courir ensemble et que nos sorties sont des plus agréables. On travail fort, pas de doute, mais on le fait dans un ambiance de support, d’échange, d’encouragement, parsemés de petites confidences. Alexandre a réussi de faire en sorte que tous y trouve son compte malgré les différences de niveau d’entraînement, dans le respect et dans l’amitié On a tous notre place et j’adore progresser avec le club et chacun des membres,
que je considère comme des amis. Merci Alexandre, j’ai maintenant hâte d’affronter ma prochaine course =D
Brigitte

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